En 2004, des propositions prévoyant une réduction de capital de 75 %, et plus tard 65 %, ont été à plusieurs reprises soumises aux représentants des créanciers. La crise argentine est une grande crise économique, politique et sociale survenue en Argentine entre 1998 et 2002, et dont certaines conséquences se prolongent jusque dans les années 2010. La question technique est : comment sort-on d'un currency board ? Festival Images migrantes "Du migrant au sujet politique", Cameroun : Une approche critique de la notion de l’ethnie à partir de Baba Simon 3/3, « Pourquoi as-tu quitté ton pays? Depuis la fin 2003, ont lieu des pénuries d'énergie qui trouvent leur origine dans le taux de croissance relativement élevé de l'économie, le prix du pétrole également très haut, et le manque d'investissement dans les décennies précédentes dans l'infrastructure énergétique. Le gouvernement fait alors appel au FMI pour éviter d'avoir à démonter le currency board et d'entrer en conflit avec la communauté internationale. En 2002, le PIB argentin dégringole de 10,9%. Les conditions de la dénationalisation de nombreux secteurs publics ont conduit en fait à des hausses de tarif compte tenu de l'état souvent lamentable des installations, mal maintenues depuis la fin de la guerre. Le plan argentin de conversion de dette a pour conséquence des pertes sévères pour les créanciers privés. Ce système très particulier permet l'embellie des années 1990, mais se révèle particulièrement dangereux face aux mouvements erratiques et violents du marché des changes flottants qui suivent la crise économique asiatique. Lindice Nikkei tomba sous les 12,000 points. En définitive fut appliqué le Plan Bonex II ou Plan BODEN, par lequel les comptes en dollars étaient convertis en une large palette de valeurs avec une durée de validité de 5 à 10 ans (Boden). L'origine de la crise financière des subprime (2007-2008) viendrait de la déréglementation aux USA, mais en réalité ce sont les titrisations des dettes accordées à des ménages peu fortunés qui ont été à la base des actifs toxiques des banques européennes ! ( 2 ) Lire Carlos Gabetta, « Le lent naufrage de l’Argentine » et Jorge Beinstein, « Entre dette et pillage, une économie à genoux », Le Monde diplomatique, respectivement octobre 1999 et juillet 2001. Brand, Ulrich (Hrsg.) Jusqu’en 1982, les militaires et les péronistes ont opté pour l’excès de protectionnisme et d’inflation et le déficit d’importation. Par exemple : Ce nouveau taux de change aurait alors été introduit dans toutes les transactions financières, quand le taux de change de l'euro au dollar aurait atteint 1 (alors, 1 euro=1 dollar=1peso). La crise argentine est une grande crise économique, politique et sociale survenue en Argentine entre 1998 et 2002, et dont certaines conséquences se prolongent jusque dans les années 2010. Le seul élément du plan de son prédécesseur qui sera maintenu fut la déclaration d'insolvabilité (défaut de paiement) face aux créanciers du pays. Pour le commerce intérieur, le taux de change pouvait varier librement (« cours libre »). Depuis la crise de 2001-2002, les règles macro-économiques ont changé en Argentine. Pour sortir du ralentissement de 1992, Alan Greenspan, le président de la Fed, a laissé le dollar se dévaluer, ce qui est très favorable mécaniquement au peso et à l'économie argentine. En effet, la rigidité du taux de change a eu pour conséquence que tout choc extérieur se répercutait fortement sur l’économie argentine. La création de ces monnaies particulières excédait les montants de son propre prêt et si on maintenait la parité peso-dollar, il faudrait constamment apporter des dollars de l'extérieur. Il travaille à contre-emploi sur un système de changes qu'il comprend mal. Mais la dévaluation eut un effet positif sur les exportations et permirent au secteur agro-industriel de rétablir sa prospérité. Les résultats sont immédiats : le taux d'inflation passe sous 10 % en 1992[4]. Les experts en économie de son entourage décidèrent d'entamer une dévaluation du peso. Les principaux éléments demeurant de la crise de 1999-2002 sont la difficulté pour l'État argentin à financer son budget, une confiance disparue de la communauté internationale et des contentieux importants avec des créanciers privés, notamment les fonds d'investissement américains[14]. Le système de caisse d’émission fut alors introduit par le Ministre de l’Économie Domingo Cavallo pour lutter contre l’inflation persistante et contre la fuite des capitaux. Après des années de marasme financier, l’Argentine a enregistré en trois années une croissance de 25 % de son PIB. Le 24 mars 1976, le commandant en chef des armées, le général Videla, s'impose par pronunciamiento militaire. De la crise économique à la crise politique La libéralisation imposée par le FMI permettait une évasion fiscale de plusieurs milliards de dollars par an tandis que l’État argentin, surendetté, fut contraint d’emprunter à des taux insoutenables sur les marchés internationaux. Mouna Chidiac, Paris, 2004. La résistance de ce modèle économique au sein duquel les travailleurs participent à la gestion de l’entreprise devrait valoriser l’ESS. Ainsi, le FMI a concocté un paquet d’aide de 39,7 milliards de dollars avec des conditions : libéralisation du système des soins de santé, dérégulation des secteurs clés comme l’énergie et les télécommunications, contraction des importations, flexibilisation du marché du travail, renforcement des privatisations, etc. À la suite de cela, s’ensuivit une époque troublée par des coups d’État militaires successifs entre 1966 et 1971. L'origine de la crise date du début des ... avec un point de chute en 2001, ... La hausse des prix devrait dépasser les 55% en 2019. Le Patacon dans la région de Buenos Aires fut une de ces monnaies de circonstances qui fut émise en très grande quantité à la fin des années 1990. L'État central en vient à généraliser la solution. Elu de justesse en 2015, ce dernier proposait de redonner un nouveau souffle au pays qui peine à sortir la tête de l’eau depuis la grave crise financière de 2001. Les particuliers et les entreprises peuvent détenir aussi bien des comptes libellés en peso qu'en dollar. À compter du 1er janvier 1992, le nouveau peso, en remplacement de l'austral, lui-même créé en 1985, est aligné par le ministre de l'Économie Domingo Cavallo sur le dollar américain, dans le cadre d'un système dit de currency board. Les finances du pays étaient en ruine et sur les 37 millions d’habitants, plus de 20 millions vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Cette dernière a été caractérisée par son extrême libéralisme rompant avec l’interventionnisme d’État. Les protestataires se nomment eux-mêmes les Piqueteros et deviennent, à partir de 2001, un élément important du paysage politique argentin. En corollaire à la crise, le chômage augmente, ce qui engendre de plus en plus de protestations et de manifestations de chômeurs. Les tensions sociales deviennent extrêmes d'autant que la recherche de boucs émissaires étrangers bat son plein. La croissance du pays était indirectement liée à sa capacité de générer des capitaux étrangers, ce qui s’est avéré fort difficile. Ensuite, le troisième problème est que l’Argentine a connu à partir de 1998, une série de chocs extérieurs qui vont fournir une explication de la crise : • l’augmentation des primes de risque à la suite des crises russe et asiatique ; • dans la foulée de la crise asiatique, on a assisté à une forte diminution du prix de certaines matières premières ; • la stagnation puis la dévaluation du réal brésilien. L’évasion fiscale qui s’élevait en 1998 à quelques 40 milliards de dollars a privé l’État de la moitié des recettes fiscales qu’il aurait dû normalement encaisser. Après les élections de 1973 qui marquent le retour du péronisme au pouvoir, puis la mort du général Perón le 1er juillet 1974, pendant son troisième mandat, Isabel Perón, sa femme et vice-présidente, lui succède dans un climat de crise politique aggravée et marquée par l'affrontement entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite. Le nouveau régime de taux de change n'aurait par conséquent apporté que des inconvénients pour l'économie argentine, étant donné que la majorité du commerce extérieur de l'Argentine est réalisé dans la zone dollar et non dans la zone euro. Les réformes appliquées par le gouvernement Menem furent parmi les plus radicales du continent : privatisation des entreprises publiques, hausse des taux d’intérêt, libéralisation de l’économie et surtout instauration d’une nouvelle monnaie liée au dollar, le peso. En effet, le pays a affronté la pénurie des capitaux étrangers, l’effondrement des exportations, les difficultés d’approvisionnement en biens industriels. (2006). Marc Escayrol. Le premier groupe de créanciers à entrer en négociations pour le projet fut celui des créanciers argentins, dont une grande partie des titres de dettes portaient sur les fonds de pension (AFJP). 5-26. Incapable d’enrayer l’inflation, l’armée instaura un régime répressif caractérisé par l’élimination systématique des opposants qui furent l’objet d’enlèvements. Par exemple, en 2002, l’Argentine devait faire face à des primes de risque supérieures à 4.000 points de base, ce qui signifie que si le taux d’intérêt du marché était de 5 %, l’Argentine devait emprunter à un taux de 45 %. À la suite de la dévaluation du réal[6], les produits brésiliens envahissent le pays. L’économie est en récession depuis près de deux ans, l’inflation dépasse les 53 % et le taux de pauvreté atteint près de 40%. Les trois types de bons avaient ceci en commun qu'ils impliquaient une détérioration essentielle de la position juridique des créanciers. Présentation des différents facteurs qui sont à l'origine de cette crise, le rôle du FMI, les conséquences de la crise dans différents domaines et la situation actuelle en Argentine. 100 milliards, c’est presque autant que les bénéfices cumulés de toutes les compagnies aériennes sur les quatre dernières années. Dès le milieu de l'année 2003 puis les années suivantes, la croissance économique montre des valeurs élevées, ce qui doit avant tout être attribué aux effets positifs de la dévaluation, qui renforce les exportations et favorise la substitution des importations par les produits de l'industrie argentine. Le paradoxe est que le FMI est totalement opposé par principe aux currency boards ! En effet, la dévaluation du réal et l’entrée en crise de l’Argentine en 1999 vont entraîner le Mercosur dans une spirale conflictuelle intra-bloc qui atteindra son paroxysme durant l’année 2001 suite à la nomination, par le président De la Rúa, de Domingo Cavallo à la tête du ministère d’économie. l’Argentine depuis la crise de 2001? Le présent article se propose d’examiner, à l’aune du droit international des droits de l’homme, les principales mesures prises en France dans ce contexte à partir de mars 2020. En mars 1981, le général Videla fut remplacé par le maréchal Roberto Viola, lui-même destitué en décembre de la même année par le commandant en chef des armées Léopoldo Galtieri. Les diverses explications de la crise argentine sont en effet liées aux contradictions internes du mode de développement économique, perceptibles dans les années 1930. Retour sur le déroulement des faits et leurs conséquences. C'est pourquoi les détracteurs du plan Cavallo proposèrent d'inclure également le réal brésilien dans la corbeille monétaire, puisque la majeure partie du commerce extérieur argentin était réalisé avec le Brésil. L'entrée dans le métier est déterminée par les logiques de réseaux qui se déploient dans le cadre des écoles de journalisme et qui structurent les … La peur commence alors à gagner l'Amérique latine et en particulier l'Argentine. En raison de la crise économique, les hommes d'affaires qui brassaient des millions ne brassent plus que des milliers. 1998, frappe la Corée, la Malaisie, l’Indonésie et les Philippines. C'est à cette époque que s'implantent des entreprises comme Suez, avec la privatisation de l'eau par Menem, Ford, Carrefour, EDF, Lockheed Martin (privatisation de Fábrica Militar de Aviones). Le refus de quelques gouverneurs de provinces de le soutenir dans sa politique économique le poussa finalement à se retirer le 31 décembre 2001. Le processus de la conversion de dettes devait, à l'origine, débuter fin novembre 2004, mais il ne commencera qu'en retard le 12 janvier 2005. L’Amérique Latine, des sociétés en pleine recomposition: quelques enjeux pour la construction de paix. Jusqu’à la réforme de 1991, l’inflation n’est jamais tombée en dessous de 90 % par an. Malgré les augmentations successives des taux d’imposition, le gouvernement était dans l’incapacité d’équilibrer son budget. Cependant, le président Duhalde annonça de nouvelles élections, afin que les institutions étatiques reprennent leur légitimité. Il s’en suivi une inflation structurelle (de 25 % par an de 1943 à 1974) qui dissuada l’épargne et encouragea la fuite des capitaux. Les prix de limmobilier seffondrèrent également pendant la récession, de 80% entre 1991 et 1998 (Herbener 1999) Le produit n… APA: FR: Copier Héricourt, J. L’argentine va peu à peu s’en sortir de cette crise avant de replonger dans une instabilité économique où tout va mal se passer dans les années 70. Du fait de l’ouverture rapide de son économie, l’Argentine était également vulnérable sur le plan extérieur à cause de sa difficulté à concilier politique budgétaire et politique monétaire. Ils avaient l'apparence de billets de banque et étaient acceptés comme moyen de paiement dans beaucoup de magasins, même si souvent une surtaxe était alors ajoutée. Fin 1994, l’enthousiasme pour ce développement rapide était général. 90% des banques et 40% de l’industrie du pays sont aux mains de capitaux internationaux, eux mêmes victimes de la récession mondiale. Aujourd’hui, le discours officiel met en avant un cercle vertueux qui caractériserait l’économie nationale. Une mutation sur une protéine du Sars-Cov-2 serait à l'origine de l'accélération des contaminations au Royaume-Uni, sans que la gravité de la maladie soit accrue pour autant. Le cours du peso continuait à varier, et atteignit vers le milieu de l'année des valeurs de près de 4 pesos pour un dollar, valeurs auxquelles il stagna grâce au soutien de la monnaie mis en place par la Banque centrale. La pénurie de dollars, et donc de pesos s'aggrave. Vers la fin de l'année 2004, plusieurs contrats sont signés avec des entreprises du secteur énergétique, et une société publique de gestion du pétrole a été créée, afin d'éviter qu'une telle situation ne se reproduise. C'est un pays en crise. Ce n’est qu’en 1983, que l’Argentine renoua avec la démocratie avec l’élection de Raul Alfonsin. Ils imposent de redresser les comptes publics et d'éviter les déficits structuraux. Le FMI selon son habitude exige des réductions de dépenses publiques drastiques[7] et en fait organise une véritable déflation en contrepartie de l'apport de plusieurs milliards de dollars (désignés par le terme Blindaje). Cette crise sociale poussa Cavallo à démissionner, imité, quelques jours plus tard, par le président Fernando de la Rúa. Le chômage, la hausse du coût de la vie et l’exode rural drainant vers les villes les populations démunies, ont suscité un profond malaise social et politique. Le Brésil étant le principal client de l’Argentine (30 % des exportations argentines vont vers le Brésil), cela a pénalisé ses exportations ; • l’appréciation du dollar, on a assisté alors à une perte de la compétitivité par les prix des exportations argentines vis-à-vis des zones non dollar dont l’Europe, avec qui elle fait environ 20 % de ses échanges extérieurs. Ces réformes ont aussi entraîné une reprise des investissements étrangers. En même temps les prix intérieurs doivent fortement baisser. La crise ouverte argentine a été déclenchée en décembre 2001 par la mise en place du « corralito » (le gel des dépôts bancaires) et la suppression du versement d’une branche du prêt accordé par le FMI. nécessaire]. Le pays a depuis les années 80 appliqué rigoureusement les lettres d'intentions des experts de Washington. Le but est de mettre fin à l'inflation en dissuadant l'État de recourir à la « planche à billets ». 57% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et le taux de chômage dépasse les 20%. Il conduisit à une réduction du capital de 50 % en moyenne ; cela a été rendu possible par l'introduction de trois nouveaux types de bons, parmi lesquels les créanciers devaient choisir. Cette indexation devait être remplacée par un mécanisme complexe couplant la valeur du peso non seulement au dollar mais aussi à l'euro[6]. Mots et Grumots (2003) de . Cinq présidents se sont succédé à la tête du pays en un peu plus d'un an. En particulier, contrairement aux prêts antérieurs, aucune juridiction allemande n'est précisée[pas clair] : cela signifie que, dans le cas où l'Argentine n'honorerait à nouveau plus ses dettes, il faudrait porter plainte devant les juridictions étrangères. La dévaluation fut effective le 11 février 2002 et le change du peso fut fixé à 28 % (1,40 Peso = 1 Dollar), mais ce cours « officiel » ne s'appliquait qu'au commerce extérieur. Les marchés avaient confiance et les capitaux internationaux affluaient. Les origines de la crise Grecque ÉCONOMIE - La Grèce pèse 2% du PIB européen. L'ouverture des banques fut interdite plusieurs jours, afin d'enrayer la vague d'achat de dollars. C'est pour cela que la question de l'objectif budgétaire avait pris cette importance critique. La crise ouverte argentine a été déclenchée en décembre 2001 par la mise en place du « corralito » (le gel des dépôts bancaires) et la suppression du versement d’une branche du prêt accordé par le FMI. Ils prônent la privatisation de nombreux secteurs économiques, d'Aerolineas Argentinas à l'eau, l'électricité ou les retraites. En 2007, quelque 10 000 personnes travaillaient dans des entreprises autogérées représentant une source d’emploi et une croissance économique non négligeables[réf. Ce sont en réalité, comme presque partout dans le Tiers-Monde, les populations pauvres qui supportent la majorité de la pression fiscale : la TVA est passée de 14 à 21 % ce qui a frappé de plein fouet ceux qui consacraient la majorité de leurs revenus aux besoins de première nécessité, c’est-à-dire les plus pauvres. La violente répression fit 31 morts[10]. L'explosion finale se produit lorsque le ministre de l'économie Domingo Cavallo annonce, le 1er décembre 2001, devant la fuite des capitaux et la crise de liquidité, la mise en place du corralito, qui limite les retraits bancaires à 250 pesos par semaine et interdit tout envoi de fonds à l'extérieur. La base électorale du pouvoir est ébranlée. En 2002, l'Argentine entérinait le plus grand défaut de paiement de l'histoire vis-à-vis de créanciers privés. La raison qui est souvent évoquée est que le FMI et les gouvernements argentins n’ont pas répondu aux véritables problèmes et ont, au contraire, appliqué des mesures les aggravant. La cause immédiate de la crise est le choix des autorités argentines, au début des années 1990, d'utiliser la technique du currency board (ou caisse d'émission) lié directement au dollar pour stabiliser une économie marquée par une inflation presque permanente depuis la Seconde Guerre mondiale. Le corralito aggrava la crise de confiance, en Argentine comme à l'étranger, et provoqua la colère de la classe moyenne (coupée de son épargne), qui l'exprima d'abord par une grève générale le 13 décembre, et finalement les 19 et 20 décembre par une série de manifestations massives, pendant lesquelles 300 magasins sont pillés (cacerolazo)[9]. Ils représentaient, à l'apogée de la crise en 2001/02, une part considérable de la monnaie en circulation en Argentine : près de 6 milliards de Pesos. Au cours de l’année 1999, la dette argentine a augmenté encore de 12 milliards de dollars et le pays était celui dont la dette à l’égard des marchés financiers a le plus augmenté (plus des trois quarts de sa dette étaient dû aux marchés financiers). Les origines de la crise économique de l’Argentine en 2001. Le 24 octobre 1999, Fernando de la Rua a succédé à Carlos Menem et a hérité d’un pays en proie à la récession. Le Campo, l'industrie d'exportation de produits agricoles de l'Argentine, ne peut plus exporter aussi facilement. Après la fin de l'offre, des demandes isolées se firent entendre, aussi bien de la part de groupes de créanciers que du FMI, exigeant une nouvelle offre de conversion de dettes, ce qui fut rejeté par Buenos Aires. / Armborst, Stefan (Übersetzer): Bortot, F.: "Frozen savings and depressed development in Argentina". Avoir laissé la possibilité de création d'un succédané de monnaie était évidemment totalement incompatible avec le currency board et permettait aux régions de conserver de hauts niveaux de dépenses. Il y avait donc déjà un chômage d’offre avant que les effets de la crise mexicaine ne viennent ajouter des difficultés à la situation argentine. Le pays était alors rongé par l’hyperinflation (en 1985 elle représentait 650 %) et la corruption. Lindice Nikkei tombe de plus de 60%, passant dun sommet de 40,000 points à la fin de 1989 à 15,000 points en 1992. Common crawl Common crawl Toutefois, aucun progrès n'a été accompli du fait de l'absence de capitaux d'amorçage et des difficultés économiques de l'Argentine en MultiUn MultiUn Réformer les relations politiques pour préserver la paix | Les origines de la crise financière. Mais la spirale était inexorable. L’arrivée au pouvoir de Carlos Menem en 1989 et la signature du plan Brady (ou Loi de convertibilité) au début des années 1990 ont enfin sorti le pays de sa léthargie économique. Plus de 100 milliards, c’est beaucoup d’argent pour une industrie dont le chiffre d’affaires est d’environ 800 milliards de dollars. Sous le régime péroniste en place entre 1946 à 1955, l'Argentine perd rapidement l'éclat qu'elle avait avant la Première Guerre mondiale. une loi d’expropriation qui permettrait le transfert légal des usines occupées aux travailleurs[12]. Ainsi, la crise mexicaine et son effet « tequila » ont entraîné l’Argentine dans une crise financière brutale : les flux de capitaux internationaux refluaient massivement à partir de 1995. La cause immédiate de la crise est le choix des autorités argentines, au début des années 1990, d'utiliser la technique du currency board (ou caisse d'émission) lié directement au dollar pour stabiliser une économie marquée par une inflation presque p… En retour, la problématique régulationniste se trouve enrichie par la confrontation avec l’histoire économique et financière de ce pays. Les dirigeants font appel à des économistes de l’École de Chicago connus pour leur monétarisme pur et dur tandis que l'Argentine applique à la lettre les recettes du Fonds monétaire international (FMI), formalisées dans le « consensus de Washington ». Natalia Pecoraro, "[ Breva historia de los Cacerolazos]", Voir l'ouvrage de Maxime Quijoux, "Néolibéralisme et autogestion, l'expérience Argentine", éditions de l'IHEAL, Paris, 2011, Le péronisme de Perón à Kirchner: Une passion argentine, Le FMI et la crise financière internationale depuis les années 80, Faillite d'un pays : le cas d'école de l'Argentine, El FMI decidió no enviar los 1.260 millones a Argentina, https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2001-12-27-argentine, La gestion de la crise argentine de 2001-2002, L'Argentine ne croit plus en Cristina Kirchner, A Buenos Aires, les Argentins se réveillent sous le choc, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Crise_économique_argentine&oldid=177156378, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article contenant un appel à traduction en espagnol, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, si un euro vaut 0,83 dollars, le peso vaut (0.5X0.83)+(0.5X1)=0,915 dollars US, si un euro vaut 1,08 dollars, le peso vaut (0.5X1.08)+(0.5X1)=1,04 dollars US. Le déficit courant inexistant avant les réformes Menem, n’a cessé de se creuser parallèlement à l’endettement extérieur. Pendant la grande croissance des années 1945-1970, on avait pu croire que les phénomènes économiques étaient définitivement maîtrisés et que les interventions de type keynésien dans l'économie permettaient d'écarter les crises. En octobre 1929, éclate la plus grande crise économique du 20e siècle. À bien des égards, la crise – qui a été particulièrement sévère – n’y est pas seulement économique mais aussi politique et elle s’accompagne d’une perte de confiance dans la validité du « système espagnol » en vigueur depuis 1978. Une ruée sur les comptes en dollars s'amplifia à laquelle le système bancaire ne put résister. Avant la série de crises qui l’ont déstabilisée, l’Argentine a vu apparaître trois nouveaux problèmes : Il a commencé à augmenter en 1992-1993 alors que l’économie était en phase de croissance, résultat de l’effet conjugué de l’appréciation monétaire initiale du fait de l’ancrage du peso au dollar et de l’ouverture soudaine de l’économie. De nombreux économistes argentins situent son origine dans la politique économique suivie par le gouvernement de la dictature (1976). Celle-ci alliait, avec une certaine habileté, la répression, le populisme, l’attachement au catholicisme, le réformisme, le neutralisme et le nationalisme. ses.ens-lyon.fr/articles/la-crise-economique-europeenne-partie-1-148533 Aujourd’hui, alors que 90 % des banques et 40 % de l’industrie sont aux mains de capitaux internationaux, la dette extérieure du pays a quasiment quadruplé entre 1983 et 2000, la santé et l’éducation sont en lambeaux et le salaire moyen vaut la moitié de ce qu’il valait en 1974. Son projet d'une taxe sur les exportations du soja et du tournesol, seul secteur réellement prospère depuis la dévaluation, provoque des troubles sérieux avec les organisations patronales rurales, et a finalement été abandonné[13].