La situation des comptes en dollars, introduits sous le mandat de Menem, se serait révélée particulièrement problématique, car leur valeur s'en serait trouvée démultipliée. Au début du mois de septembre 2004, la situation du marché énergétique retrouva sa stabilité, en particulier à cause de la hausse progressive des températures et des efforts en matière d'économie d'énergie. Ce désastre provoque une réaction radicale. Jusqu’en 1982, les militaires et les péronistes ont opté pour l’excès de protectionnisme et d’inflation et le déficit d’importation. Elles sont diffusées dans le pays via le paiement des fonctionnaires. De nombreux économistes argentins situent son origine dans la politique économique suivie depuis le gouvernement de la dictature (1976). Les résultats sont immédiats : le taux d'inflation passe sous 10 % en 1992[4]. Pour sortir du ralentissement de 1992, Alan Greenspan, le président de la Fed, a laissé le dollar se dévaluer, ce qui est très favorable mécaniquement au peso et à l'économie argentine. Pourquoi es-tu là, en France? une part de plus en plus grande de sa population (émeutes et pillages de supermarchés de décembre 2001). Pour le commerce intérieur, le taux de change pouvait varier librement (« cours libre »). Cependant, faute de réconciliation nationale, d’un manque de résolution des problèmes fonciers et des conflits intercommunautaires sous-jacents, le contexte politique ivoirien n’a pas d’avenir serein. Après 2001 Pourquoi y a-t-il de nouveau une crise économique en Argentine ? L’argentine va peu à peu s’en sortir de cette crise avant de replonger dans une instabilité économique où tout va mal se passer dans les années 70. une loi d’expropriation qui permettrait le transfert légal des usines occupées aux travailleurs[12]. La création de ces monnaies particulières excédait les montants de son propre prêt et si on maintenait la parité peso-dollar, il faudrait constamment apporter des dollars de l'extérieur. Dans un tel système la monnaie locale n'est créée qu'en fonction directe des entrées de dollars. Natalia Pecoraro, "[ Breva historia de los Cacerolazos]", Voir l'ouvrage de Maxime Quijoux, "Néolibéralisme et autogestion, l'expérience Argentine", éditions de l'IHEAL, Paris, 2011, Le péronisme de Perón à Kirchner: Une passion argentine, Le FMI et la crise financière internationale depuis les années 80, Faillite d'un pays : le cas d'école de l'Argentine, El FMI decidió no enviar los 1.260 millones a Argentina, https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2001-12-27-argentine, La gestion de la crise argentine de 2001-2002, L'Argentine ne croit plus en Cristina Kirchner, A Buenos Aires, les Argentins se réveillent sous le choc, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Crise_économique_argentine&oldid=177156378, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article contenant un appel à traduction en espagnol, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, si un euro vaut 0,83 dollars, le peso vaut (0.5X0.83)+(0.5X1)=0,915 dollars US, si un euro vaut 1,08 dollars, le peso vaut (0.5X1.08)+(0.5X1)=1,04 dollars US. Les dollars n'entrent plus assez dans le pays provoquant, par les mécanismes mêmes du "Currency board" une réduction de la circulation monétaire et un credit crunch. La croissance a été de – 2,5 % en 2018 et devrait rester négative en 2019. En définitive fut appliqué le Plan Bonex II ou Plan BODEN, par lequel les comptes en dollars étaient convertis en une large palette de valeurs avec une durée de validité de 5 à 10 ans (Boden). Dans le détail le Corralón consistait à convertir tous les comptes courants, au-dessus d'un certain seuil, en comptes d'épargne à revenu fixe, dont la date de restitution avait été repoussée à 2010 (empêchant ainsi les retraits d'argent). Common crawl Common crawl Toutefois, aucun progrès n'a été accompli du fait de l'absence de capitaux d'amorçage et des difficultés économiques de l'Argentine en MultiUn MultiUn La résistance de ce modèle économique au sein duquel les travailleurs participent à la gestion de l’entreprise devrait valoriser l’ESS. Le plan argentin de conversion de dette a pour conséquence des pertes sévères pour les créanciers privés. Exposé consacré à la crise économique d'Argentine de 1998 à nos jours. Au moyen de plusieurs missions diplomatiques, l'Argentine parvint toutefois à convaincre la plupart des groupes de créanciers, sauf les Allemands et surtout les Italiens, qui s'opposèrent au projet jusqu'au bout[réf. C'est pour cela que la question de l'objectif budgétaire avait pris cette importance critique. Dans l’incapacité de résoudre la crise, le régime devint impopulaire et favorisa le retour du péronisme. Résumé du document. Elle ne va toucher la France que tardivement, à partir de 1932. En 2002, le PIB argentin dégringole de 10,9%. Les crises de l’Asie (1997), de la Russie (1998) et du Brésil (1999) ont toutes contribué d’une façon ou d’une autre à celle de l’Argentine. Entre 1998 et 2002, la situation économique en Argentine empire de jour en jour. Le pays était à la merci de tout choc extérieur. Ils représentaient, à l'apogée de la crise en 2001/02, une part considérable de la monnaie en circulation en Argentine : près de 6 milliards de Pesos. La pénurie de dollars, et donc de pesos s'aggrave. Les finances du pays étaient en ruine et sur les 37 millions d’habitants, plus de 20 millions vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Ils prônent la privatisation de nombreux secteurs économiques, d'Aerolineas Argentinas à l'eau, l'électricité ou les retraites. Cependant, le président Duhalde annonça de nouvelles élections, afin que les institutions étatiques reprennent leur légitimité. À cette époque sont aussi créés beaucoup de cercles d'échange qui suivaient en partie l'idéologie de l'économie libre (économie sans intérêts), bien que la plupart se contentaient de pratiquer l'échange de biens alimentaires et de services, et ce dans le but de compenser la baisse constante du pouvoir d'achat (le salaire réel diminuant du fait de la forte inflation). Le gouvernement est constamment à court de fonds. Les principaux éléments demeurant de la crise de 1999-2002 sont la difficulté pour l'État argentin à financer son budget, une confiance disparue de la communauté internationale et des contentieux importants avec des créanciers privés, notamment les fonds d'investissement américains[14]. En effet, la rigidité du taux de change a eu pour conséquence que tout choc extérieur se répercutait fortement sur l’économie argentine. En même temps la conversion forcée des comptes en dollar en peso dévalué fit perdre en une fraction de seconde une très grosse partie de leur épargne aux Argentins. Dans certains cas, l’ancien propriétaire fit appel à la police pour déloger les ouvriers des ateliers, parfois avec succès, souvent avec une résistance de la part des ouvriers. Le Patacon dans la région de Buenos Aires fut une de ces monnaies de circonstances qui fut émise en très grande quantité à la fin des années 1990. Fin 2002, l'économie montrait une évolution clairement positive, les effets favorables de la dévaluation devenant réellement observables (principalement, la compétitivité des produits argentins sur le marché international). La cause immédiate de la crise est le choix des autorités argentines, au début des années 1990, d'utiliser la technique du currency board (ou caisse d'émission) lié directement au dollar pour stabiliser une économie marquée par une inflation presque permanente depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette mauvaise nouvelle fut la cause d'une terrible perte de confiance dans le système monétaire argentin, aggravée encore par l'épidémie qui mit en difficulté les exportations de viandes, une des principales ressources d'exportation du pays. Celle-ci alliait, avec une certaine habileté, la répression, le populisme, l’attachement au catholicisme, le réformisme, le neutralisme et le nationalisme. Autant économiquement que socialement, la situation est dramatique et est aggravée par la crise explosant en décembre 2001. Le FMI n'est pas la seule institution à aider l'Argentine : la Banque mondiale, la Banque panaméricaine, l'Espagne et même des fonds de pension apportent au total plus de fonds que le FMI. Les entreprises étrangères peuvent investir sans craindre les aléas monétaires locaux et conserver leurs encours en dollars. Plusieurs organisations protestataires sont créées. Mais la dévaluation eut un effet positif sur les exportations et permirent au secteur agro-industriel de rétablir sa prospérité. Le processus de la conversion de dettes devait, à l'origine, débuter fin novembre 2004, mais il ne commencera qu'en retard le 12 janvier 2005. Il travaille à contre-emploi sur un système de changes qu'il comprend mal. Les quatre années de récession ont conduit à un recul de 21 % du PIB entre 1998 et 2001 (66 % de 1998 à 2002 en dollars US). Carlos Saúl Menem (Parti justicialiste), président de 1989 à 1999, affirme : « l'État fédéral ne devra plus s'occuper que de la justice, de l'éducation, de la santé, de la sécurité et des relations internationales. Mais c'est la brutale remontée du dollar en 1998 qui met en difficulté tout l'édifice. En effet, le pays a affronté la pénurie des capitaux étrangers, l’effondrement des exportations, les difficultés d’approvisionnement en biens industriels. Après la fin de l'offre, des demandes isolées se firent entendre, aussi bien de la part de groupes de créanciers que du FMI, exigeant une nouvelle offre de conversion de dettes, ce qui fut rejeté par Buenos Aires. L'ouverture des banques fut interdite plusieurs jours, afin d'enrayer la vague d'achat de dollars. À la suite de la dévaluation du réal[6], les produits brésiliens envahissent le pays. Le corralito a marqué la fin du régime du « currency board » et du système du président De la Rua. En effet, si l’Argentine partage certains traits avec Le déficit courant inexistant avant les réformes Menem, n’a cessé de se creuser parallèlement à l’endettement extérieur. Lire Arnaud Zaccharie, « Aux origines de la crise argentine », dans le dossier « Crise de la dette argentine » du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM). La Turquie entre en crise à la fin 2000, l’Argen-tine en 2001 puis le Brésil à nouveau en 2002. L'institutionnalisation d'une profession en temps de crise - La profession de journaliste n'échappe pas aux lois de la reproduction scolaire et sociale. La période des années 1990 s’est caractérisée par deux séquences : de 1991 à 1997, l’Argentine a vu sa croissance atteindre 8 % et on évoquait même le « miracle argentin » ; et de 1995 à 2000 où la croissance a disparu. Enjeux et limites de la stratégie actuelle Jonathan MARIE Laboratoire d’Économie Dionysien Université Paris 8 jonathanmarie@yahoo.fr Résumé – L’article a un double objectif. À bien des égards, la crise – qui a été particulièrement sévère – n’y est pas seulement économique mais aussi politique et elle s’accompagne d’une perte de confiance dans la validité du « système espagnol » en vigueur depuis 1978. Des preuves existent désormais, fruit d'une enquête judiciaire de 18 ans faisant suite à une procédure déposée par un journaliste, Alejandro Olmos, dès 1982 : la crise de la dette argentine a pour origine un mécanisme de dilapidation et de détournements de fonds mettant en scène le gouvernement argentin, le FMI, les banques privées du Nord et la Federal Reserve américaine. La violente répression fit 31 morts[10]. L’Argentine a dû alors débourser des sommes sans cesse croissantes pour rembourser sa dette alors que les revenus gouvernementaux se faisaient dramatiquement rares (l’évasion fiscale était démentielle) et que le peso était surévalué. Le 5 décembre 2001, le FMI annonçait qu'il refusait de transférer 1,26 milliard de dollars, comme prévu dans le plan Blindage, en affirmant que le plan « Déficit zéro » de Cavallo n'avait pas été mis en œuvre[8]. Le pays a, depuis les années 1980, appliqué rigoureusement les lettres d’intention des experts de Washington. L’arrivée au pouvoir de Carlos Menem en 1989 et la signature du plan Brady (ou Loi de convertibilité) au début des années 1990 ont enfin sorti le pays de sa léthargie économique. L'État central en vient à généraliser la solution. C'est un pays en crise. Le nouveau régime de taux de change n'aurait par conséquent apporté que des inconvénients pour l'économie argentine, étant donné que la majorité du commerce extérieur de l'Argentine est réalisé dans la zone dollar et non dans la zone euro. Après les élections de 1973 qui marquent le retour du péronisme au pouvoir, puis la mort du général Perón le 1er juillet 1974, pendant son troisième mandat, Isabel Perón, sa femme et vice-présidente, lui succède dans un climat de crise politique aggravée et marquée par l'affrontement entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite. Du fait de l’ouverture rapide de son économie, l’Argentine était également vulnérable sur le plan extérieur à cause de sa difficulté à concilier politique budgétaire et politique monétaire. L'inconvénient d'une currency board c'est qu'il n'y a plus personne pour jouer le rôle de banquier de dernier ressort capable de fournir en liquidité les banques soumises à une ruée des déposants. Présentation des différents facteurs qui sont à l'origine de cette crise, le rôle du FMI, les conséquences de la crise dans différents domaines et la situation actuelle en Argentine. Aussi la rupture des années 1974-1975 est-elle perçue comme un événement passager, dû à une cause fortuite : la hausse des prix du pétrole. D’un autre coté, le système de caisse d’émission a inévitablement rendu l’économie argentine dépendante des capitaux étrangers. Une mutation sur une protéine du Sars-Cov-2 serait à l'origine de l'accélération des contaminations au Royaume-Uni, sans que la gravité de la maladie soit accrue pour autant. Par la suite, d'année en année, les responsables de l'économie annonceront la fin de la crise pour… l'année suivante. En 2004, des propositions prévoyant une réduction de capital de 75 %, et plus tard 65 %, ont été à plusieurs reprises soumises aux représentants des créanciers. Dossier : D’autres économistes, sans nier la première explication, considèrent que la racine profonde de la crise se situe dans les politiques suivies pour sortir de la période hyperinflationniste et récessive des années 1990. Le corralito aggrava la crise de confiance, en Argentine comme à l'étranger, et provoqua la colère de la classe moyenne (coupée de son épargne), qui l'exprima d'abord par une grève générale le 13 décembre, et finalement les 19 et 20 décembre par une série de manifestations massives, pendant lesquelles 300 magasins sont pillés (cacerolazo)[9]. Le paradoxe est que le FMI est totalement opposé par principe aux currency boards ! Suivent trente années de crise politique marquées par la proscription du péronisme, sans que l'Argentine ne regagne son influence économique, entre dictatures militaires (« Révolution libératrice » de 1955, « Révolution argentine » de 1966) et gouvernements civils maintenus sous étroite surveillance de l'armée. Le 24 mars 1976, le commandant en chef des armées, le général Videla, s'impose par pronunciamiento militaire. En outre, les crédits étaient rechargeables, c’est-à-dire que régulièrement, on prenait en compte la hausse de la valeur du bien, et on autorisait l’emprunteur à se réendetter du montant de la progression de la valeur de son patrimoine. Aujourd'hui il est clair que l'euro, après avoir atteint la parité avec le dollar, a continué d'augmenter. L'origine de la crise financière des subprime (2007-2008) viendrait de la déréglementation aux USA, mais en réalité ce sont les titrisations des dettes accordées à des ménages peu fortunés qui ont été à la base des actifs toxiques des banques européennes !